La performance économique et financière des jeunes entreprises

La performance économique et financière des jeunes entreprises

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Extrait

Régis Blazy & Bertrand Chopard, 2004. « La performance économique et financière des jeunes entreprises, » Working Papers of LaRGE Research Center 2004-10, Laboratoire de Recherche en Gestion et Economie (LaRGE), Université de Strasbourg.

Nous étudions dans cet article deux questions : les jeunes entreprises présentent-elles des caractéristiques distinctes selon l’origine de la création et ces caractéristiques induisent-elles des performances économiques et financières différentes ? L’enrichissement du fichier SINE-94 par l’ajout de variables financières (fichier national SUSE) permet de répondre en partie à ces questions. Les caractéristiques intrinsèques des entreprises s’opposent selon qu’il s’agit de créations pures (solides et innovantes), de créations pures (modestes et conduites par des entrepreneurs peu expérimentés), de transformations d’entreprises déjà existantes et de taille importante ou de reprises d’entreprises relativement petites et fragiles. Cette identification des différents profils de création permet ensuite de dégager plusieurs évolutions remarquables de leurs ratios économiques et financiers. Premièrement, la rentabilité économique des jeunes entreprises est soutenue, y compris pour les petites créations ou les reprises qui se concentrent essentiellement dans des secteurs d’activité certes traditionnels mais rentables d’un point de vue économique. La performance et le risque financiers des entreprises opposent les grosses créations innovantes et les transformations aux autres modes de création. En particulier, cette population accroît régulièrement sa capacité de remboursement, témoignant ainsi d’une stratégie économique et financière maîtrisée, de sorte que la création peut être considérée ici comme un véritable outil de rationalisation du niveau des performances. Ces résultats contredisent par ailleurs l’idéee selon laquelle les jeunes entreprises créées seraient financièrement plus risquées, même si la structure de bilan et la position nette sur le crédit interentreprises dépendent fortement de l’origine de la création (en particulier, les petites créations et les reprises voient leurs besoins en fonds de roulement réduits par une activité commerciale faible). La contrainte que représente le financement d’une nouvelle activité se traduit enfin par la chute régulière de la dynamique industrielle. Ainsi, l’investissement est peu étalé dans le temps, de sorte que la question du renouvellement des équipements constitue un réel facteur de risque au cours des premières années d’activité.

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